Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

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Message par Masta le Dim 22 Mar - 13:58

Il aurait dû rester à Wrestlemania tout le long...
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par G-Clem56 le Dim 22 Mar - 15:37

On est sûrement tous d'accord là-dessus, ça restait le moment de Wrestlemania où tout pouvait arriver et le fait qu'il soit à Wrestlemania rendait le match encore plus spécial.

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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par El Patron le Lun 23 Mar - 10:11

Il me semble qu'il avait été question de fusionner les titres US et IC, l'année dernière mais ce fut abandonné.
Avant le IC était une passerelle vers un titre majeur, maintenant c'est donné au premier venu.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 28 Mar - 15:06

Que quelqu'un pense à supprimer l'ancien sondage s'il vous plait, merci Wink

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Hors série : Ma carte de Wrestlemania 31

Wrestlemania 31 est imminent et comme souvent la WWE ne semble pas s'accorder avec la logique. Je ne cherche pas à cracher gratuitement sur la compagnie mais parfois je ne peux pas lutter contre l'évidence quand ils ratent de belles occasions. Je vais me lancer dans l'exercice préféré des fans :  faire sa propre carte du plus grand PPV de l'année. Ce n'est pas réellement une chronique à proprement parler, d'où le H.S

Kick-Off) Tag Team Championship : Antonio Cesaro & Tyson  Kidd ©️ vs The Usos vs The Ascension

Pas grand chose à dire là-dessus hormis que si on avait accordé de l'attention à The Ascension, ils seraient à leur place ici. Victoire pour l'équipe championne.

1) Ladder Match, Intercontinental Championship : Bad News Barrett ©️  vs Dean Ambrose vs Dolph Ziggler vs Luke Harper

Tout le monde a salué l'initiative de la WWE de redorer le blason de la ceinture Intercontinentale avec une des stipulations préférées des fans : le Ladder Match. Il faut dire que celle-ci a été inaugurée avec cette même ceinture à Wrestlemania 10, le retour aux sources n'étant que plus agréable. Ce sera l'opener parfait : bien chauffe la foule sans voler la vedette (ou presque). Il est juste dommage de l'avoir exploité avec le jeu du voleur...

Bad News Barrett étant à nouveau champion, je vais faire avec. Je n'ai rien contre le bonhomme mais j'aurais gardé ses Bad News selon son format initial. Inutile de justifier la présence de Dolph Ziggler, Dean Ambrose est l'un des plus populaires avec le public et Luke Harper a du potentiel. Je reste à 4 pour garder des participants pour la bataille royale et les rivalités personnelles, de toute façon surcharger un Ladder Match n'est pas une bonne idée.

Ambrose l'emporterait avec un long règne car les trop nombreux changements m'ont gavé, Ziggler aurait dû être champion de Battleground jusqu'au lendemain de TLC sans interruption de Miz et Harper.

2) The Miz vs Mizdow

Oui, la gimmick de double de Sandow ne plaît pas à tout le monde, c'est un fait. Néanmoins le public accroche, cela reste divertissant et les opposer à Wrestlemania aurait été logique pour que Sandow se relance en solo en face. Oui, le schéma est connu mais tant qu'on l'utilise de manière originale cela peut marcher et il y a moyen de bien tourner tout cela.

Le match pourrait être bon avec du temps, sinon divertissant s'ils jouaient avec la gimmick. Sandow l'emportant logiquement.

3) Andre the Giant Battle Royal.

J'aime le concept, c'est une bonne idée de retrouver un match traditionnel de Wrestlemania depuis que Money in the Bank a son PPV. Le souci est que du coup il y aura plus de jobbers parmi les participants que l'année dernière mais faisons avec.

Ma liste serait la suivante : Roman Reigns, Bray Wyatt, Erik Rowan, Kane, Big Show, Ryback, Kofi Kingston, Big E, Xavier Woods, Fernando, Diego, R Truth, Jack Swagger, Tyson Kidd, Cesaro, Jey Uso, Jimmy Uso, Mark Henry, Bo Dallas, Fandango, Heath Slater, Titus O Neil, Darren Young, Adam Rose, Zack Ryder, Alex Riley, The Ascension... + l'un ou l'autre de NXT.

Oui, vous avez bien lu, Roman Reigns et Bray Wyatt y sont. Principalement parce que je ne vois pas Undertaker participer au show, je maintiens que si l'on met fin à sa Streak, on met fin à sa carrière. Si on avait conservé sa Streak, une opposition Wyatt-Taker n'aurait pas été de refus mais voilà... J'aurais bien voulu que Wyatt ait sa chance dans un match ordinaire mais il y a des concessions à faire.

On aura un match divertissant avec quelques bons spots dont le sauvetage made by Kofi et Roman Reigns l'emportera logiquement en éliminant Wyatt en dernier. Deux batailles royales remportées ? Non, dans mon scénario, Reigns n'a pas remporté le Royal Rumble 2015...

4) Randy Orton vs Seth Rollins

Pas vraiment besoin de développer, ce match était logique pour tout le monde.

5) Cody Rhodes vs Dustin Rhodes. Si Dustin perd, il prend sa retraite.

Je vais reprendre ce que j'ai dit dans le sujet du PPV : on a une rivalité frère contre frère qui intéressait le public qui scandait "Cody" durant le match de FastLane, ce qui déstabilisa ce dernier. On a de bonnes promos, surtout de Cody et il y avait moyen de creuser vu leurs gimmicks : après un Goldust vs Stardust, qu'ils dévoilent leur vrai visage pour un vrai match frère contre frère. La moindre des choses était de donner leur chance à Wrestlemania. Oui FastLane était à oublier mais je pense que le booking est davantage à blâmer car ils me semblaient bien hésitants, je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils puissent faire mieux.

Cody l'emporterait, Goldust pourrait prendre sa retraite avec les honneurs et être intronisé au HOF en 2016 pour sa carrière. J'ignore cela dit s'il faut garder Stardust tel quel ou que l'on retrouve Cody face après le match. L'un comme l'autre me conviendrait.

6) United States Championship : Rusev ©️ vs John Cena

Voyez mon analyse plus détaillée dans le sujet correspondant.

7) Sting vs Triple H. Si Triple H perd, l'Authority est dissoute pour de bon.

Idem.

8 ) Divas Championship : Paige ©️ vs AJ Lee vs Natalya

Oui je n'aurais pas donné le titre à Nikki ni même opposé les sœurs. Je me contente d'opposer les trois meilleures Divas du roster pour qu'après le match, Charlotte débute en s'opposant à la gagnante... qui sera Natalya. Hé, si leur match à NXT était aussi bon, qu'elles nous le refassent ensuite. Give Divas a chance.

9) No Holds Barred, WWE World Heavyweight Championship : Brock Lesnar ©️ vs Daniel Bryan. Si Daniel Bryan perd, il n'aura plus de chance pour le titre. Si Brock Lesnar perd, il est renvoyé

Oui, vous avez bien lu. Alors oui, on connaît la délicatesse de Lesnar, il y a une différence de gabarit, tout ça... Mais on a opposé Punk contre Lesnar et c'était excellent. On a régulièrement opposé Bryan à Big Show et Kane, sans parler de Batista l'an passé sans que l'on râle. Donc ils peuvent nous booker ce match qui serait de toute façon logique : Bryan devrait avoir son rematch après avoir perdu la ceinture. Un rematch obtenu en remportant le Royal Rumble 2015, ce qui n'aurait posé de problèmes à personne. La storyline se construit d'elle-même:  l'ultime David contre Goliath. Et oui, Lesnar est champion malgré mon affection relative pour le bonhomme car comme je l'ai dit, je ne change pas le booking de Wrestlemania 30 ici.

Pourquoi ces stipulations sinon ? Parce que je pars dans l'idée que Daniel Bryan se vendrait au maximum et serait prêt à défier l'Autorité jusqu'au bout. Celle-ci lui interdirait de toucher au titre en cas de défaite puisque s'il perd, il n'est définitivement pas un A+ dans leur esprit. De même, si la Bête ose perdre contre un troll, il n'est plus digne de porter la ceinture. Oui, je sais, Brock a été reconduit mais on sait qu'il s'absentera pendant des mois alors...

On aurait un grand match, un Main Event qui intéresserait les gens, Bryan récupérera son bien et se montrera bad ass à sa manière (il avait déjà commencé contre Kane à Extreme Rules) et tout le monde serait content. Je ne suis pas tant que cela un « Yes man », je ne lui déroule pas le tapis rouge mais je ne vois pas en quoi ce serait injustifié et immérité non ?

Voilà, et si vous voulez un aperçu rapide en cas de modification du booking de Wrestlemania 30 (mais en prenant en compte les blessures), ça donnerait cela. Fantaisiste certes mais alléchant.

Spoiler:
→ WWE World Heavyweight Championship : Cesaro ©️ vs Daniel Bryan

Cesaro aurait remporté le Ladder Match de MITB et conservé la ceinture jusqu'au bout en affrontant des gars comme Cena et Orton. Bryan serait revenu en remportant le Royal Rumble.

→ Brock Lesnar vs The Rock

C'est toujours dans les cartons, autant bien utiliser Lesnar

→ Undertaker vs Sting

Enough said.

→ Triple Threat Match : Seth Rollins vs Dean Ambrose vs Roman Reigns

On en rêvait tous. Je précise que j'aurais fait feudé Rollins et Ambrose comme cela s'est fait, avec Rollins Mr MITB et en mettant Reigns dans le lot peu après, ça allait de soi. De quoi bien utiliser les trois.

→ Cody Rhodes vs Goldust

Voyez plus haut

→ Andre the Giant Bataille Royale

Idem. Sauf que pour le fun, Cena et Orton y seront. Oui je ne veux pas les confronter à nouveau. Avec Rusev ou un gars de NXT pour l'emporter.

→ Divas Championship : Paige ©️ vs AJ Lee vs Natalya

Ibidem.

→ Triple Threat Match : Bray Wyatt vs Luke Harper vs Erik Rowan

Allez savoir pourquoi ils ont séparé la famille n'importe comment. Là encore, utilisation on ne peut plus logique.

→ Intercontinental Championship Ladder Match : Dolph Ziggler ©️ vs Kofi Kingston

Oui là c'est pour mon petit plaisir personnel, faites pas chier.

→ Tag Team Championship :The Usos ©️ vs The Ascension

Avec l'équipe pushée correctement bien sûr.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par boots2asses le Dim 29 Mar - 20:19

Sondage supprimé *flies away*
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 4 Avr - 12:05

N°11 : 10 erreurs de booking à Wrestlemania

Wrestlemania 31 a été descendu en flammes avant même l'explosion des feux d'artifices faute d'un « build-up » (comprenez : la préparation des matchs à venir et la construction des rivalités en cours) efficace. On déplorait des matchs ajoutés au hasard, d'autres absents en dépit du bon sens et dans l'ensemble une absence de réelle passion qui ne nous pas donnait l'impression d'être aux portes du plus grand PPV de la fédération. Si la compagnie s'est globalement bien rattrapée au moment du jugement, consciemment ou non la WWE a loupé le coche à de nombreuses reprises au cours de son histoire et Wrestlemania ne fait pas exception. Revenons, chronologiquement, sur 10 mauvaises décisions prises au « Graetest stage of all ».

- Wrestlemania 9 : A qui gagne, perd.

Imaginez un instant que le Main Event de Wrestlemania 31 entre Roman Reigns et Brock Lesnar se soit fini sur une victoire de la Bête. Arrive alors John Cena qui provoque Lesnar, lequel accepte de l'affronter sur le champ pour le titre. Moins d'une minute plus tard, grâce à une distraction, Cena s'impose et devient champion une nouvelle fois ! Un scénario catastrophe non ? C'est peu à prou celui de Wrestlemania 9.

Le Main Event opposait Bret Hart, champion en titre et Yokozuna, récent vainqueur du Royal Rumble et big men dominateur. Le souci c'est qu'à l'époque, on avait plus de réticences à conclure un PPV sur la victoire d'un heel susceptible de décevoir le public. Ainsi, une fois Yokozuna vainqueur et devenant pour la première fois champion de la WWE grâce à une intervention de son manager Mr Fuji, Hulk Hogan débarqua de nulle part et obtint un match pour le titre séance tenante face à Yokozuna. Évitant une nouvelle manœuvre de Mr Fuji qui handicapa Yokozuna à la place, Hogan en profita pour asséner son Leg Drop et remporter le titre au détriment du Samoan ! Tout l'élan de ce dernier fut brisé pour satisfaire l'égo du Hulkster qui remportait là sa dernière ceinture avant 9 ans puisqu'il plia bagages pour la WCW quelques mois plus tard, pour le meilleur et pour le pire.

- Wrestlemania 2000 : Cult of personality

Je parlais pour Wrestlemania de la frilosité de la fédération quant aux fins récompensant les heels. Ici, le souci n'est pas tant la personnalité du vainqueur mais le booking général. La ceinture n'était pas au centre de l'attention (hélas, ce ne fut pas la seule fois), ce à cause de la famille dirigeante : le Fatal 4 Way comportait quatre catcheurs avec un McMahon chacun dans leur coin ! Stéphanie soutenait son mari Triple H, Vince misait sur The Rock, Shane supportait Big Show et Linda appuyait Mick Foley. Cela détournait l'attention du public et ce n'est pas ce que l'on cherche pour Wrestlemania. De plus, Mick Foley fut l'un des nombreux catcheurs à revenir très peu de temps après une supposée fin de carrière, ce qui n'aidait pas à nous investir, que l'on aime la légende Hardcore ou non.

La logique aurait voulu que Triple H affronte The Rock en 1 vs 1 pour le titre. Les deux avaient déjà échangé de nombreux coups par le passé et leurs matchs suivants furent tout aussi enthousiasmants. Le fait que Triple H l'ait emporté fut également maladroit car cela concluait le PPV sur une fausse note. En bref, leur confrontation de Backlash avec la famille McMahon du côté de Triple H et Stone Cold dans le coin du Rock aurait tout simplement dû être celle de Wrestlemania.

- Wrestlemania 17 : End of an era

Wrestlemania 17 est vu comme l'apogée de l'Attitude Era. Cela pour plusieurs raisons : la WCW venait d'être rachetée par la WWE qui pouvait maintenant se reposer sur ses acquis et le PPV a atteint une qualité rarement atteinte depuis... pour se finir sur la fin du personnage le plus populaire de son temps. Si Stone Cold Steve Austin revint du bon côté par la suite, l'élan était brisé et le Texan commença à perdre sa motivation à partir de là.

C'est d'autant plus dommage que Stone Cold et The Rock avaient tout donné pour ce Main Event, l'un comme l'autre étant au top de leur forme. Leur côte auprès du public ne s'est pas démentie ce soir-là, surtout celle d'Austin et pour cause : il jouait à domicile, à Houston au Texas, ce qui rendait son heel turn d'autant plus maladroit. Certes, Austin cherchait à renouveler son personnage mais il y a des décisions qui ne pouvaient pas coller. Allier Stone Cold avec son nemesis Mr McMahon en faisait partie.

- Wrestlemania 18 : La ceinture ne fait pas tout

Pour quel match se souvient-on de cette édition de Wrestlemania ? Pour l'opposition de deux icônes du divertissement sportif : The Rock contre Hulk Hogan. Un affrontement entre deux générations et qui a parfaitement rempli son contrat : nous investir, nous divertir, voir Hogan passer le flambeau et retrouver sa popularité. Quand on sait que le Hulkster a souvent eu une influence sur le booking de ses matchs (généralement pour le pire), pourquoi n'a t-il pas influé pour que ce match soit le Main Event ?

Cette affiche était bien plus importante que l'affrontement entre Chris Jericho et Triple H et à aucun moment celui-ci n'a réussi à autant intéresser le public. Il faut dire que Y2J n'a pas été booké comme un vrai champion durant son premier règne, au point de ne même pas être au centre du Main Event : Triple H était alors en confit contre sa femme Stéphanie et celle-ci a choisi de seconder Jericho. Oui, le champion incontesté de la fédération était la cinquième roue du carrosse... Un scénario appelé à se reproduire...

– Wrestlemania 19 : I can't dig it, sucka

Booker T est un cas particulier à la WWE. Lors du rachat de la WCW par la WWE en 2001, il fut l'une des rares stars de la défunte fédération à être disponible d'emblée, ce qui le mis très rapidement sur le devant de la scène face à The Rock ou Stone Cold Steve Austin. Cependant, Booker ne fut jamais aussi bien considéré que ces deux superstars et chaque push le concernant n'a jamais eu l'effet désiré. Après l'Invasion, il passa l'année 2002 en tant que mid-card tandis que son règne de champion poids lourds en 2006 fut hélas gâché par sa gimmick de « King Booker », où sa victoire au tournoi du King of the Ring a été exploitée jusqu'à saturation.

Cela ne l'a pas empêché de remporter quelques ceintures supplémentaires si bien qu'il eut droit à son introduction au Hall of Fame, distinction méritée, aucun doute là-dessus. Néanmoins beaucoup de fans gardent un goût amer de son combat de Wrestlemania 19 contre Triple H pour le titre poids lourds. Pour commencer, il n'était pas le premier choix puisque Scott Steiner était désigné à l'origine pour affronter The Game. Hélas, les blessures avaient rendu Big Poppa Pump incapable de catcher comme à sa grande époque et il fut éjecté de la carte après deux matchs désastreux contre Triple H. Ensuite, Booker T ne fut jamais montré à son avantage durant le « build-up » avec un Hunter claironnant que quelqu'un comme lui ne pouvait l'emporter, un sous-entendu dont on pouvait se passer.

La moindre des choses aurait été de faire gagner Booker T qui avait autant droit à sa chance qu'Eddie Guerrero et Chris Benoit pour ne citer qu'eux. Raté, malgré un bel effort face à un Triple H diminué physiquement, il subit le compte de 3... une bonne minute après avoir subi le Pedigree ! A cet instant, le terme « buried » (enterré), utilisé jusqu'à plus soif par les fans en cas de défaite abaissante pour un catcheur avait sa place...

- Wrestlemania 25 : Bataille royale...ment ratée

Il fallait bien que je place les Divas dans cette liste tant elles sont laissées de côté. Certes nous avons eu droit à de bons matchs de leur part à l'occasion, je pense notamment à Wrestlemania 19 et Wrestlemania 22. Mais c'est ici que j'ai compris que la section féminine était aussi bien considérée qu'un catcheur entraîné par Bill DeMott. Il s'agissait d'une bataille royale pour l'anniversaire de Wrestlemania avec le retour pour l'occasion d'anciennes divas comme Molly Holly, Torrie Wilson ou encore Sunny qui se mélangèrent au roster de l'époque.

Sans demander le soin apporté à celle masculine de Wrestlemania 30 (si on excepte le service-après vente de Cesaro), il était facile d'en faire un match sympathique... tout comme il était simple de le bâcler au possible en faisant à peine attention aux participantes éliminées, tout cela pour faire gagner... Santina Marella ! Oui parce qu'au lieu de couronner Beth Phoenix, Mickie James ou Victoria pour ne citer que de grandes championnes féminines, autant donner le spotlight à Santino grimé en femme. J'en pleure de rire... avec des larmes de sang.

- Wrestlemania 26 : Fausse monnaie dans la banque

Le Money in the Bank Ladder Match est l'une des meilleures trouvailles récentes de la WWE. Elle a permis à plusieurs catcheurs de se révéler idéalement, Edge, CM Punk, The Miz, Dolph Ziggler et maintenant Seth Rollins peuvent témoigner. Pour d'autres plus expérimentés, ce fut un bel outil pour se relancer, Randy Orton, Rob Van Dam et Kane l'ont bien compris.

A Wrestlemania 26, on voyait bien Kofi Kingston ou Drew McIntyre dans le premier clan ou Christian dans le second. Raté : après une année 2009 plutôt anonyme une fois son titre ECW retiré, c'est Jack Swagger qui s'imposa dans la consternation générale. Consternation d'autant plus importante qu'il fit usage de la mallette au Smackdown suivant le PPV pour devenir champion poids lourds au détriment d'un Chris Jericho vainqueur en grande pompe une poignée de jours plus tôt. Son règne fut totalement oubliable pour ne pas dire catastrophique et il retrouva très vite sa place en mid-card. Petit rappel à la WWE qui n'a pas compris la leçon avec l'épisode Damien Sandow : ce n'est pas le contrat qui fait le catcheur mais l'inverse.

– Wrestlemania 27 : Big Miz-take.

Lorsque je me suis repassé ce Wrestlemania, j'ai compté au bas mot une quinzaine d'erreurs de booking. Je n'exagère même pas. J'avais donc l'embarras du choix mais on se souvient de cette édition pour son Main Event... contestable. Que John Cena s'y retrouve une nouvelle fois était un moindre mal mais son adversaire n'avait clairement pas la légitimité pour. The Miz a pourtant essayé, il a été un excellent heel pendant un temps et n'a pas été un si mauvais champion WWE. Il n'empêche qu'il ne méritait pas le Main Event d'un Wrestlemania. Cela sonne faux, surtout quand on voit la suite et Cena n'a pas grand chose à voir là-dedans.

De plus, la WWE a fait la même erreur que pour Wrestlemania 18 et Wrestlemania 2000 : le champion n'était même pas au centre de l'intention puisque la lumière était braquée sur Cena et The Rock. Pour moi l'équation était simple : The Rock aurait dû affronter Cena dès Wrestlemania 27. Si Dwayne a réussi à composer avec un agenda chargé pour Wrestlemania 29, alors pourquoi pas ici ? The Miz aurait lui affronté John Morrison, idéalement dans un Falls Count Anywhere qui aurait eu encore plus de gueule dans ce cadre que lors du premier RAW de 2011.

- Wrestlemania 29 : Twice in a lifetime ?

Voici ce qu'ont ironiquement signalé de nombreux fans après que la WWE nous ait vendu la première confrontation entre John Cena et The Rock comme unique. Une revanche entre les deux ne me dérangeait pas tant que cela pour être honnête mais je questionnerai toujours le besoin de lier la ceinture à cette rivalité tant elle n'en avait pas besoin, à plus forte raison avec un CM Punk qui pouvait compter les jours de son règne pour s'endormir.

Beaucoup ont émis l'hypothèse d'un Triple Threat Match, une idée défendue par Punk à l'époque. Personnellement, j'imaginais CM Punk garder la ceinture à Wrestlemania et la mettre en jeu contre l'Undertaker. Le Phenom l'aurait emporté pour ensuite rendre le titre vacant et partir au sommet. Une fin idéale non ? Pas pour la WWE...

- Wrestlemania 30 : Eat, sleep, break the Streak.

Et oui, beaucoup ont encore du mal à l'avaler, moi compris. Le problème est moins le fait d'avoir pris cette décision que de l'avoir appliquée à ce moment. Certes, on se souviendra de Wrestlemania 30 pour cela évidemment, Vince a senti le bon coup à ce sujet, sans compter que le Deadman lui-même a pensé à y mettre fin à plusieurs reprises. Il n'empêche qu'un arrière-goût demeurera, la Streak était devenue trop sacrée, le timing n'était pas le bon.

Comme beaucoup j'aurais préféré la garder vivante et que The Undertaker se retire plus tôt comme à Wrestlemania 28 après son Hell in a Cell magistral contre Triple H. Mais quitte à y mettre fin, il aurait fallu l'arrêter à Wrestlemania 21 contre Randy Orton, alors répertorié comme « Legend Killer ». C'était en effet le premier match où la Streak a été référencée en tant que telle (jusque là on notifiait par hasard que le Deadman était invaincu dans ce PPV) et elle n'avait pas encore l'importance qu'elle a acquise par la suite. Une victoire de Randy aurait été le parfait push après son run raté de 2004 en face. La fédération choisit de poursuivre la série, ce qui était loin d'être une mauvaise chose. Hélas, il semble que la WWE aime brûler ce qu'elle a aimé...

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N'hésitez pas à laisser vos moments où le booking vous a déçu, cette liste n'étant évidemment pas exhaustive et mes chroniques ayant aussi un but participatif Wink
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par King of Chicago le Sam 4 Avr - 12:33

D'accord avec ta liste.

J'ajouterais:

WM 26 le TT match pourri des divas et la victoire grace à Vickie.

WM 27 où The Corre perd en peu de temps face à une team (trouvé un mot pas trop méchant).

WM 21 victoire de Trish en 3 mn.

WM 24 le match Chavo vs Kane

WM 28 Bryan vs Sheamus.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par G-Clem56 le Sam 4 Avr - 13:28

Matt Hardy vs Jeff Hardy à Wrestlemania 25, j'ai jamais compris l'intérêt de faire un match pour faire continuer une feud à Wrestlemania, et encore moins pour celui-là.

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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 4 Avr - 18:46

Pour les Hardy c'était surtout forcé, personne ne souhaitait voir cette rivalité arriver. J'ai lu qu'à l'origine cela aurait dû être Christian qui aurait dû coûter le match à Hardy mais comme cela avait filtré, Vince a changé ses plans.

KOC : Pour The Corre, il fallait bien que je me limite à une erreur par WM et WM27 en est rempli jusqu'à l'os Razz . Pour WM21 c'est un autre problème, ça aurait dû être Lita mais elle s'est blessée alors... WM26, c'est le traditionnel match bullshit des Divas où on préfère les mettre par équipe au lieu de défendre la ceinture, ça m'a donc moins choqué que WM25... Quant à WM24 ça ne m'a pas tant dérangé que ça mais c'est juste moi.

WM28, c'est un exemple parfait de mauvais booking se transformant en booking parfait. Ca résume bien la carrière de Bryan à la WWE tiens.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Mat le Lun 6 Avr - 20:22

Je pense qu'il faudrait arrêter de penser qu'un squash à Wrestlemania est systématiquement une erreur. C'est même, avec du recul, souvent une bonne idée.

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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Lun 6 Avr - 22:11

Ca dépend du squash. Il ne faut pas le faire trop souvent et que ça ait une utilité. Pour la fin de carrière de JBL à WM25, admettons.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 11 Avr - 13:38

Le petit débat que nous avons eu sur Seth Rollins m'a donné envie de développer mon idée :

12) Un titre majeur implique de grandes responsabilités...

Nous sommes beaucoup à avoir critiqué la WWE quant à la gestion contestable de son roster au cours de l'année écoulée et avec raison. Que ce soit pour Cesaro sous-exploité, Dean Ambrose accumulant les défaites ou Daniel Bryan relégué au second plan, il y a de quoi râler. Cependant, un catcheur a eu droit à un soin particulier et un parcours sans faute jusqu'à maintenant : Seth Rollins.

Nous étions peu à prévoir que l'Architecte du Shield allait décrocher la ceinture avant Dean Ambrose et Roman Reigns : le Lunatic Fringe avait le personnage bien en main et le dernier rejeton des Anoii est un pur produit WWE comme la fédération les aime. Or au final, c'est le high-flyer discret mais efficace qui est ressorti vainqueur du plus grand PPV de l'année. Une victoire entièrement méritée tant Rollins déborde de talent dans le ring et s'impose chaque jour davantage au micro. Cela dit, on l'a déjà dit : le talent ne suffit pas dans ce business.

Or jusqu'à maintenant, la fédération a trouvé le bon équilibre pour Rollins : sa rivalité avec Dean Ambrose a captivé les foules et il en est ressorti vainqueur, non sans quelques entourloupes. Il s'est ensuite frotté à John Cena, le porte-drapeau de la compagnie et à Brock Lesnar, le maire de Suplex City. Il en est ressorti grandi malgré ses défaites : l'un a été aidé par le redémarrage du match et l'intervention de Roman Reigns, l'autre a relativement épargné Rollins quand on voit le traitement réservé à Cena à Summerslam. Enfin, le cash a été parfaitement orchestré, mêlant originalité et opportunisme. Mission accomplie donc ? Pas tout à fait.

En effet, le plus dur est à venir. Maintenant que Rollins s'est crédibilisé en tant que prétendant au titre et au Main Event, il doit convaincre en tant que champion, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. La ceinture impose plus de responsabilités, si bien que le « build-up » précédant l'obtention du titre ne suffit pas. Si vous échouez en tant que champion malgré une mise en orbite réussie, vous risquez de vous écraser et d'avoir du mal à vous relever. CM Punk en a fait la triste expérience : qu'il remporte la ceinture en 2008 était parfaitement mérité, or il n'a que trop rarement brillé en tant que champion, si bien qu'il mit près d'un an avant de retrouver un titre majeur et trois ans pour s'imposer pour de bon sur le devant de la scène. Idem pour Rey Mysterio : on connaissait les qualités du luchador et bien que l'on pouvait pester sur les circonstances de son push (son meilleur Eddie Guerrero était censé décrocher la ceinture avant sa mort), personne n'allait râler sur sa victoire. Le problème c'est qu'il a constamment perdu ses matchs au cours de son règne. Pas la meilleure façon de crédibiliser un catcheur.

Vous allez me dire que Rollins n'aura pas droit au même traitement car la WWE a de plus gros projets pour lui que pour Mysterio et Punk à l'époque. C'est vrai, mais de la théorie à la pratique, il peut y avoir de la marge, à plus forte raison lorsque le catcheur est un heel. Or un heel a pour habitude de gagner ses matchs grâce à des interventions extérieures ou des coups bas à moins de chercher à tout prix une disqualification salvatrice, puisqu'elle ne permet pas au challenger de récupérer la ceinture à moins d'une stipulation. En soi, rien de dramatique, cela fait partie de la grammaire catchesque depuis des lustres. Le souci, outre l'aspect répétitif, c'est qu'il ne permet pas forcément au nouveau champion de se crédibiliser en tant que tel. Il y aura d'un côté les fans qui pesteront car ils savent le catcheur suffisamment bon pour l'emporter à la régulière face à un adversaire qui n'aura pas à rougir de cette défaite et de l'autre, du point de vue du kayfabe, les opposants au champion qui ne perdront pas une occasion de mettre l'accent sur la couardise de ce dernier.

Je ne demande pas à un heel de remporter tous ses matchs loyalement car des manœuvres contestables servent souvent le personnage et le cash de Rollins en fait partie. De même, voir un heel remporter à nouveau un match sur un coup bas contribuera à augmenter le « heat » qu'il génère face au public. Ce que la WWE a bien compris à l'occasion comme lors du règne de JBL en 2004. Le « Wrestling God » n'a pas eu une seule victoire 100% clean en PPV car chaque match s'est fini par une intervention, une disqualification ou un gros coup de chance. Pourtant, cela a marché car la fédération a su varier les plaisirs et jouer sur la tendance qu'avait JBL de contourner les problèmes avec des stipulations censées désavantager le champion. Le plus bel exemple étant le Barb Wire Steel Cage Match contre Big Show à No Way Out 2005. A priori il était impossible de l'emporter face au géant dans ces circonstances. Or, contre toute attente, JBL s'en sortit à nouveau et de quelle manière : il subit un Chokeslam de Big Show qui défonça le ring, si bien que pendant que le géant démonta la porte de la cage, il rampa du trou qu'il avait causé jusque sous le ring pour apparaître en dehors de la cage ! Une belle manière de chauffer le public sans décrédibiliser Big Show une fois de plus.

Néanmoins, si vous voulez vous imposer aux yeux de tous comme un champion méritant, l'une ou l'autre victoire clean est nécessaire et avec la manière si possible. Fin 1999, Triple H était champion mais n'avait pas encore la même aura que Stone Cold et The Rock. Après deux matchs dantesques contre Mick Foley dans un Street Fight mémorable et un Hell in a Cell disputé, plus personne ne doutait de Triple H. Même chose pour Brock Lesnar qui a battu Undertaker dans un Hell in a Cell en 2002, ce qui n'était pas rien quand on sait qu'une victoire à la régulière face au Deadman n'était pas monnaie courante. Ce schéma fonctionna également pour des faces qui devaient prouver leur valeur dans un environnement défavorable : John Cena en sang mais vainqueur dans un brutal I Quit Match à Judgment Day en 2005, CM Punk brillant devant les siens dans un Street Fight à Extreme Rules en 2012, ou plus récemment Daniel Bryan triomphant de Kane l'année dernière.

Actuellement, Seth Rollins fait face à Randy Orton, un catcheur qui illustre parfaitement pour moi l'importance du dosage des ingrédients consistant à crédibiliser un heel champion. En 2007, il remporta le titre de la WWE pour la première fois après avoir posé les bases de son personnage de vipère : un sadique sans pitié et vicieux, mettant ainsi l'aspect peureux et craintif de côté. S'il usa à l'occasion de coups bas (littéralement à Cyber Sunday), il eut droit à trois victoires clean : sur Shawn Michaels aux Survivor Series, sur Jeff Hardy au Royal Rumble et sur Triple H et John Cena à Wrestlemania en défiant tout pronostique. A mon sens, cela reste la meilleure période de Randy, ce alors que son personnage atteignit son apogée en 2009. Or cette année-là, la Legacy eut une fâcheuse tendance à intervenir dans beaucoup de matchs si bien qu'il n'eut jamais vraiment eu droit à sa victoire clean en 1vs1 contre Triple H. Cela dit la WWE sut jouer avec les stratagèmes d'un heel lors de son match de Summerslam contre John Cena où on fit redémarrer le match chaque fois que Randy trichait pour l'emporter, sans parler d'une victoire clean contre son éternel rival à Hell in a Cell.

Il faut donc savoir doser au mieux ces ingrédients et les adapter selon les circonstances et le personnage. Rollins a certes ce côté quelque peu lâche qu'il exposa avec brio au RAW post-Wrestlemania, d'où les interventions de J&J Security et/ou de l'Authority dans son ensemble. En ce sens, qu'il ne gagne pas à la régulière est logique, cela nourrit la heat comme je l'ai déjà dit. Néanmoins il ne pourra pas se permettre de s'en sortir à chaque fois et j'ose espérer que le booking saura exploiter cela jusqu'au bout en combinant tactiques originales et victoires méritées afin de continuer sur sa lancée.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par King of Chicago le Sam 11 Avr - 13:57

Je crains plus que Seth c'est un champion de transition car la WWE craignait des hués en cas de victoires de Reigns.

En effet il y a 2 sortes de heels le tout c'est de tricher avec classe ou etre opportuniste.
Mais 1 ou 2 victoires cleans seraient pas de trop.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Eddie Guerrero le Dim 12 Avr - 6:23

Je pense qu'il est vraiment trop tôt pour parler de tout ça vu que sa seule victoire depuis WM est contre Neville. Ca rend pas optimiste mais il faut voir.

Déjà il a remporté le titre sans aide. Donc c'est déjà positif.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 18 Avr - 11:47

La ruée vers l'or...

J'ai commencé à regarder le catch en 2005 grâce aux RAW enregistrés sur VHS de mon frère. Le premier d'entre eux était celui qui suivait le PPV Backlash avec Batista en champion poids lourd. Le manager général de l'époque, ce cher Eric Bischoff, choisit alors de nommer un nouveau challenger au titre grâce à un tournoi nommé judicieusement le « Gold Rush Tournament ». Huit catcheurs s'opposèrent ce soir là : Christian face à Kane, Shelton Benjamin affrontait Shawn Michaels, Edge s'opposait à son compatriote Chris Jericho et le regretté Chris Benoit faisait face à Triple H dans le Main Event. Rien que ça.

Pour vous donner l'eau à la bouche, c'était l'idéal. Tous les matchs répondirent à nos attentes quand ils ne les surpassaient tout simplement pas. L'opposition Benjamin-HBK reste encore aujourd'hui un des meilleurs matchs de RAW au 21è siècle tant le champion intercontinental de l'époque s'était dépassé pour voler la vedette à un Shawn Michaels qui s'en était fait une spécialité. Au final, Edge l'emporta afin de confirmer son push déjà bien entamé avec sa victoire au Money in the Bank de Wrestlemania tout en lançant la rivalité avec Kane. Ce n'était pas la meilleure idée du siècle puisqu'elle ne fit qu'exploiter la situation de Matt Hardy qui revint par la suite s'opposer à la Rated R Superstar mais le tournoi eut le mérite de servir.

Car j'ai beau ne pas en avoir connu des masses depuis mes débuts, j'apprécie beaucoup les tournois. Déjà, leur configuration permet de se dispenser d'une storyline, du moins dans un premier temps. On oppose deux catcheurs sans histoire les rattachant l'un avec l'autre, avec pour seul objectif de faire le spectacle. Parfois les mêmes catcheurs combattent deux à trois fois dans la même soirée, du moins dans un PPV, favorisant ainsi une grande variété dans les affrontements. Le premier PPV King of the Ring en 1993 fut un cas d'école puisque le talent de Bret Hart explosa à la face du monde. Il fit face à Razor Ramon, catcheur polyvalent, avant de se confronter à Mr Perfect, grand technicien du ring pour finalement combattre Bam Bam Bigelow, d'une taille et corpulence totalement différentes. On peut avoir au choix d'excellents matchs d'une durée moyenne ou une flopée de combats à durée réduite mais divertissants.

Ensuite, si l'absence de scénario n'est pas préjudiciable, rien n'empêche les bookers d'en créer un grâce à ce tournoi. Exemple type : Survivor Series 1998. Le titre WWF était vacant après que Kane et Undertaker aient fait le tombé sur Stone Cold Steve Austin en même temps. Le tournoi « Deadly Games »  fut lancé avec l'idée de couronner le nouveau « Corporate Champion ». Les deux frères démoniaques et Stone Cold étaient évidemment de la partie, ainsi que The Rock, alors en pleine ascension et enfin apprécié du public et Mankind, sanctifié depuis le Hell in a Cell dévastateur plus tôt dans l'année. Or surprise, ce sont ces deux derniers qui se retrouvèrent en finale non sans quelques interventions de Shane McMahon qui semblaient favoriser Foley. Erreur : Rock prit Mankind dans le Sharpshooter et Vince McMahon fit sonner la cloche. Contrairement à l'année précédente, c'était un Screwjob scripté. A la surprise générale, Rock turna heel pour devenir le « Corporate Champion » de la fédération. Un joli coup.

Ainsi, bien booké, un tournoi peut offrir au choix des combats intéressants, sinon divertissants, à plus forte raison si un fil rouge se dénoue petit à petit pour au final, servir le push d'un catcheur. Les vainqueurs du King of the Ring en savent quelque chose pour certains : Bret Hart, Stone Cold, Triple H et Brock Lesnar ont connu la carrière que l'on sait. Après bien entendu, une victoire ne suffit pas si on ne l'exploite pas par la suite comme pour Ken Shamrock et Billy Gunn en 1998 et 1999... ou au pire des cas quand on nous sert une erreur de casting. Les fans qui ont vécu le Main Event de Summerslam 1995 entre Diesel et King Mabel (Viscera ou Big Daddy V si vous préférez) en tremblent encore.

Le tournoi est un excellent outil pour offrir aux fans tout ce qu'ils cherchent et le faire d'une manière simple et efficace, c'est pourquoi je suis surpris que la fédération ne s'en soit pas servi tant que ça en dehors des King of the Ring, Wrestlemania IV et les Survivor Series 1998 restant des exceptions. Si le tournoi suivant Money in the Bank en 2011 a eu le mérite de couronner Rey Mysterio, il est dommage que la WWE se soit précipitée pour remettre John Cena sur le devant de la scène. Je suis cela dit moins sévère que la majorité sur le sujet, après tout Rey Mysterio a eu droit à sa ceinture, ce qui reste un bel hommage de la fédération.

Une chose est sûre : un tournoi opposant Daniel Bryan, Dolph Ziggler, Seth Rollins, Roman Reigns, Dean Ambrose, John Cena, Randy Orton et Bray Wyatt (pour ne citer que huit noms actuellement en solo) aurait de la gueule. Pensez-y la WWE.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par King of Chicago le Sam 18 Avr - 12:25

Exact, les tournois amènent des surprises et la TNA le fait à sa façon avec Bounds of Glory.

Voilà un ppv que j'aimais King of Ring. Survivor Series 1998 grand momment car bien mené niveau scénario.

Un tournoi qui aurait pu avoir lieu c'est quand Bischoff ramène à Raw le titre WHC, mais malheureusement il fut direct donné à Triple H.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par cm-punk le Sam 18 Avr - 13:34

Pourquoi pas un retour du king of the ring cette année avec comme récompense un match pour le titre mondial à Summerslam par exemple, sachant que le dernier KOTR a eu lieu en 2010
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 18 Avr - 14:16

Parce que à mon sens, le Money in the Bank a remplacé le King of the Ring pour ce qui est de lancer une future superstar. Si le King of the Ring avait continué, il aurait lancé Edge, Punk, Miz, Rollins, Bryan etc..
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 25 Avr - 11:50

N°14 : Extrême...ment dommageable

Extreme Rules. Le PPV où la WWE essaie de nous faire croire que pour un soir seulement, tout est permis. C'est oublier qu'en octobre, Hell In A Cell enferme ses meilleurs éléments dans une cage redoutée de tous et qu'en fin d'année, les tables, échelles et chaises (et marches d'escalier tant qu'à faire) s'invitent pour accueillir les superstars comme il se doit.

Je ne vais pas tourner autour du pot : bien que je ne boude pas mon plaisir devant la qualité du spectacle proposé, je hais ces Pay-Per-Views à thème, en tout cas les plus récents. Attention, je ne suis pas totalement opposé à l'idée d'associer une stipulation ou un match précis à un PPV. Le Money in the Bank y a justement droit, reprenant en quelque sorte le rôle du King of the Ring. De même le Royal Rumble et les Survivor Series ne sont pas dans le Big 4 historique pour rien, bien que le dernier nommé ait grandement perdu en prestige ces derniers temps. Non je condamne les PPV à thème actuels pour une simple raison : leur côté artificiel.

Beaucoup de fans l'ont souligné avant moi : le storytelling est une pièce majeure dans le bon fonctionnement d'un match et d'une rivalité. Plus on insère des éléments qui s'accordent avec le contexte, plus les fans se sentiront investis. A l'inverse, d'autres seront hors de propos et nous sortent de l'expérience. Les stipulations font partie de ces éléments à ne pas manier n'importe comment. Or aujourd'hui, puisque des PPV sont consacrés à ces stipulations, celles-ci arrivent comme un cheveu sur la soupe uniquement parce qu'il faut justifier l'appellation du PPV.

Le pire exemple reste celui du Hell In A Cell. Il s'agit d'un des matchs les plus iconiques de la fédération, une stipulation qui allait de paire avec la brutalité et qui se justifiait pour conclure une rivalité parmi les plus intenses. A l'une ou l'autre exception prête – les erreurs ne datent pas de la PG Era – c'était le cas jusqu'à l'apparition du PPV éponyme en 2009 où le public a eu droit à trois matchs avec la fameuse cage dont l'un en opener ! Le Hell In A Cell était devenu une stipulation comme une autre et se voyait sérieusement désacralisé malgré l'une ou l'autre rivalité qui avaient bien droit à cet honneur, je pense notamment à Seth Rollins contre Dean Ambrose. Cependant, allez justifier auprès des observateurs un Hell in a Cell opposant Mark Henry à Randy Orton en 2011...

Les autres stipulations ne sont pas plus épargnées et pour cause : en multipliant ces PPV à thème, on augmente les chances de retrouver la même stipulation à quelques mois d'intervalles, ce qui aura pour effet de réduire encore davantage son impact. Nous avons eu droit début 2013 à quelques semaines d'intervalle à deux Last Man Standing Match opposant Alberto Del Rio au Big Show ! De même, le Ladder Match de Wrestlemania 31 a tenu ses promesses mais il intervenait quatre mois seulement après un autre match de l'échelle, qui plus est pour la même ceinture...

Cette répétition peut cela dit passer si la stipulation va de paire avec la ou les superstar(s) concernée(s). Le cas d'école reste le premier Tables Ladders and Chairs ("oh my !" ) à Summerslam en 2000 : les Dudley Boys affectionnaient particulièrement les tables , les Hardy Boys se sont révélés avec les échelles tandis qu'Edge et Christian s'amusaient à jouer avec des chaises. D'où l'idée d'autoriser ces trois éléments dans le même match. C'était d'autant plus logique qu'à Wrestlemania 2000, les six superstars avaient déjà balisé le terrain pour cette stipulation en se servant de tables et de chaises dans un Ladder Match. En se spécialisant, cela donnait un avantage – scénaristique – au catcheur concerné qui pouvait s'en servir par la suite. Ainsi Edge imposa un TLC à John Cena à Unforgiven en 2006 et à Undertaker à One Night Stand en 2008 en profitant de leur inexpérience dans ce domaine en comparaison avec la Rated R Superstar. En parlant du Deadman, sa gimmick a permis d'inaugurer des stipulations en raccord avec celle-ci et plus originales comme le Casket Match ou le Buried Alive Match. Enfin, bien que le résultat soit très prévisible dans ce cas précis, il reste logique de voir John Cena impliqué dans un I Quit Match par exemple puisque le défi pour son adversaire sera de faire abandonner Monsieur « Never give up ».

Aujourd'hui, les stipulations semblent trop souvent décidées à la roulette et quand on cherche à les justifier à l'écran, ce n'est pas plus convaincant. Randy Orton a choisi un Steel Cage Match pour éviter des interventions extérieures alors que ça n'a jamais freiné la Wyatt Family l'année passée face à John Cena pour ne citer qu'un exemple parmi tant d'autres... Pourtant la fédération a déjà su justifier ces stipulations de manière plus logique. Parfois c'était le General Manager – ou le commissionnaire durant l'Attitude Era – qui annonçait une stipulation pour la revanche afin de tabler sur l'intensité de la principale rivalité en cours. L'opposition entre Smackdown et RAW a d'ailleurs donné des idées à certains. L'Elimination Chamber a notamment été introduite en 2002 par Eric Bischoff, alors GM de RAW, en réponse au Hell in a Cell opposant Brock Lesnar à l'Undertaker afin que RAW puisse continuer à dominer Smackdown.

Dans d'autres cas, c'est une fin controversée au premier match qui pousse l'autorité à agir pour que la revanche se passe dans de bonnes circonstances. Cena – encore lui – a dû affronter Umaga dans un Last Man Standing Match au Royal Rumble 2007 car il s'en était tiré avec un petit paquet à New Year's Revolution après s'être fait dominer tout le match. Il lui fallait l'emporter avec la manière face au Samoan jusqu'alors invaincu, ce qu'il fit par ailleurs. Rebelote quelques mois plus tard : s'il réussit à soumettre le Great Khali à Judgment Day, celui-ci avait le pied dans les cordes, ce qui devait invalider le résultat. Le Falls Count Anywhere qui s'en est suivi était logique puisque Cena n'avait plus à se soucier de ce paramètre et ne pouvait qu'appliquer un tombé.

Un des plus beaux exemples où la stipulation a servi le storytelling – et inversement – est le match opposant Shawn Michaels à Randy Orton aux Survivor Series 2007 pour le titre de la WWE où chacun a eu droit à une stipulation les handicapant. Le Heart Break Kid ne devait pas utiliser son Sweet Chin Music sous peine d'être disqualifié et de ne plus recevoir de chance pour le titre mondial tandis que la Vipère pouvait perdre sa ceinture s'il se faisait disqualifier ou compter à l'extérieur du ring. Cela avait du sens car HBK a été blessé – scénaristiquement – par Orton et cherchait à le blesser à son tour en lui infligeant autant de coups de pieds dans la figure que possible. Orton quant à lui, en bon heel choisissant la solution de faciliter, a décidé de frapper Michaels dans les parties intimes pour conclure leur premier affrontement à Cyber Sunday quelque semaines plus tôt. Leur match fut excellent avec HBK multipliant les prises de soumissions pour compenser tandis qu'Orton réussit à s'imposer à la régulière afin de conserver sa ceinture... non sans un Sweet Chin Music d'après match revanchard histoire que Shawn reparte avec les honneurs.

Cela ne change rien au fait que les catcheurs sauront tirer le meilleur parti des stipulations qui leur sont offertes mais en catch, la qualité intrinsèque ne suffit pas. En soi, les matchs d'Extreme Rules n'avaient pas besoin de stipulations si on excepte le main event malgré l'aspect factice de la cage et la rivalité opposant Cena à Rusev qui était déjà bien avancée. On ne le répétera jamais assez : le catch a besoin de nous investir si on ne veut pas sortir de l'expérience et pointer du doigt ses limites. Les stipulations en catch sont l'équivalent des images de synthèse au cinéma : si certains s'en servent de manière intelligente sinon efficace, pour beaucoup d'autres, elles sont devenues un prétexte pour que l'on essaie de passer l'éponge sur une écriture paresseuse.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Mat le Sam 25 Avr - 16:23

Ton exemple le plus pertinent est celui des Hell In A Cell et je dirais que dans ce cas précis, tu as tout à fait raison étant donné qu'une telle stipulation doit rester exceptionnelle. D'ailleurs, tout ton papier est juste et pointe un problème que nous ressentons. Mais c'est aussi oublier que la WWE ne s'adresse pas qu'à nous (par "nous", j'entends fans ayant un minimum d'expérience (par rapport à un enfant de 12 ans) et pas mal de recul), et je dirais même qu'elle ne s'adresse pas du tout à nous étant donné qu'on lui rapporte zéro euro. En ce sens, la WWE a raison de la jouer business avec ces PPVs à la con qui - à long terme - font perdre de la qualité au produit mais qui sont plus faciles à vendre. À titre d'exemple, un Extreme Rules est beaucoup plus vendeur qu'un Backlash, et même un Night of Champions (le foutage de gueule à son paroxysme) qu'un Armageddon. L'explication logique mise de côté, je suis tout aussi mécontent que toi sur ce point précis.

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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 25 Avr - 16:55

Night of Champions c'est encore un autre problème : ça se justifiait bien en 2007 car on avait neuf ceintures et on avait invité pas mal de noms connus pour l'occasion. Aujourd'hui, ce PPV n'a plus sa place car on a défendu toutes les ceintures à d'autres PPV (Payback 2013 par exemple).

Perso j'adorais Backlash, c'était le PPV synonyme de revanche de Wrestlemania, probablement mon PPV préféré en dehors du Big 4 avec Unforgiven qui remplissait ce rôle pour Summerslam.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Mat le Sam 25 Avr - 20:49

Jamais été fan de ces PPVs "revanche", pour moi une bonne rivalité doit se terminer à Wrestlemania ou Summerslam, c'est la logique.

PS : mes condoléances pour la gimmick de Kofi Kingston. On pense très fort à toi.

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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Sam 25 Avr - 21:32

Certaines commencent, d'autres finissent, il n'y a pas d'obligation.

P.S : Je me suis déjà pendu 6 fois, tiré dans la bouche 3 fois, mis les doigts dans la prise 2 fois et sauté du haut d'une falaise dernièrement merci Razz (Cela dit, curieux de voir le groupe fonctionner en heel, ça en prend le chemin)
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par King of Chicago le Dim 26 Avr - 9:56

Extreme Rules ça passe, mais Hell in a Cell a perdu de sont intéret depuis un bon momment, quand à Night of Champions c'est un ppv sans vrai thème suffit de regardez la carte de demain chaque titre y sera défendu.

Au sujet de Kofi, il est bien passé heel mais dans un groupe qui vaut 3MB.
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Re: Catch me if you can N°16 : Do you want Kofi ?

Message par Masta le Dim 3 Mai - 15:22

N°15 : Le catch ou l'artificialité des comportements

Vous vous souvenez peut-être de ma première chronique où je déplorais la fâcheuse tendance de la WWE à évoluer dans son petit monde en ne proposant pas de scénarios crédibles et/ou réalistes. Aujourd'hui j'en remets une couche.

On le sait, afin de garder sa place parmi les meilleurs, un catcheur se doit d'évoluer, au risque de changer de comportement, à plus forte raison lorsque le public manifeste sa désapprobation ou son engouement. C'est ainsi qu'il fera un « turn » et choisira de devenir face ou de passer heel. Dernièrement, New Day attirait plus de critiques que de louanges à cause de leur gimmick irritante, sinon insultante. Celle-ci est désormais volontairement agaçante afin d'épouser l'avis général. De même, The Rock était tout sauf applaudi à ses débuts en tant que Rocky Maivia : souriant en toute circonstance, prisonnier de son lignage, bref : destiné à échouer. Dwayne en prit ombrage en turnant heel afin de leur donner des raisons concrètes de le détester. La suite est connue. A l'inverse, Hulk Hogan revint en 2002 pour Wrestlemania 18 en tant que « Hollywood Hulk Hogan » mais avec un public ravi de retrouver leur héros d'enfance. Il ne pouvait donc pas jouer le même rôle qu'à la WCW et il reprit rapidement ses couleurs légendaires peu après.

Cependant, lorsque la décision vient en premier lieu de la compagne, il faut que ce changement se justifie afin que le spectateur puisse s'investir de manière optimale. Celui-ci peut être progressif afin d'attirer la curiosité et créer un certain suspens : à quel moment le catcheur va t-il exploser ? L'autre choix est de ne rien laisser paraître pour mieux choquer l'audience : personne ne s'attendait à voir The Rock devenir le « Corporate Champion » fin 1998 étant donné que Dwayne ayant réussi à se faire apprécier entre temps. Ce fut néanmoins une décision judicieuse car elle accentuait la rivalité entre son personnage et Mankind, complet opposé de Rock, puis Stone Cold Steve Austin, le meilleur ennemi de l'autorité sous toutes ses formes.

Or il arrive que l'on se retrouve face à des situations où la réaction sera « Pourquoi ? » ou « Hein ? ». Beaucoup évoqueront le cas du récent Hall of Famer Rikishi. L'un des nombreux rejetons de la famille Anoai était alors très populaire en 2000 avec sa bande « Too Cool » pour leurs segments de danse et à aucun moment il semblait logique de le voir passer du côté obscur. Or, au retour de Stone Cold Steve Austin, il avoua qu'il était au volant de la voiture qui avait renversé le Rattlesnake fin 1999 aux Survivor Series ! Le public y crut si peu que la fédération choisit d'arranger en catastrophe la storyline. Ainsi, il s'avéra que Rikishi avait agi pour le compte de Triple H, lequel était pourtant en train de tourner doucement face après s'être opposé à Kurt Angle qui convoitait sa femme Stephanie...

Vous l'avez compris, ce n'est pas tout de prendre le public à contre-pied : il ne faut pas le faire avec n'importe qui et n'importe comment. En soi l'idée n'est parfois pas mauvaise mais il arrivera que le catcheur soit trop populaire pour que le public accepte de le voir se comporter en bad guy ou bien qu'il soit trop bon en heel si bien que son passage en gentil enlèvera tout le sel de son personnage. Dans le premier cas, CM Punk aura beau déverser les « cendres » de Paul Bearer sur l'Undertaker, le public était d'une loyauté exemplaire envers le natif de Chicago, si bien celui-ci changea de côté après Wrestlemania 29. Dans le second cas, The Miz n'a jamais retrouvé la même inspiration en face malgré tous ses efforts.

Pour prendre une analogie avec le cinéma, prenons la saga Batman. Dans sa première adaptation sérieuse en 1989, Tim Burton a choisi de faire du Joker le meurtrier des parents de Bruce Wayne, ce qui va à l'encontre de l'histoire d'origine. Or le public a accepté car le réalisateur à la touffe en bazar a soigné tout son film et a offert une histoire qui rendait ce parti-pris cohérent et justifiable. A l'inverse, lorsque Joël Schumacher fit de Batman et Robin ce spectacle coloré et enfantin que l'on sait, ce fut un flop. Pourtant, Batman avait connu une période kitch durant les années 60 et il semble évident que ce film était un hommage au super héros de l'époque. Problème : les spectateurs ne voulaient pas voir un Batman de ce type. On voulait un spectacle sérieux, divertissant mais intelligent. Ce que l'on a eu droit par la suite.

Une compagnie de divertissement sportif aux scénarios scriptés à l'avance connaît beaucoup de problèmes en commun avec le septième art. Il n'est pas rare qu'un conflit entre producteur, réalisateur et acteurs influe sur le rendu final du produit : propos moins clair ou moins bien exploité, présence de clichés inutiles ou forcés, etc... Il en va de même entre les bookers et les catcheurs. CM Punk ne s'en est pas caché, son heel turn au RAW 1000 n'avait qu'un seul but : servir la cause de The Rock qui ne pouvait qu'être applaudi par la foule. Or un changement forcé ne peut que se ressentir, quelque soit le talent du catcheur. Les plus beaux exemples se retrouvent dans les séparations entre équipiers. Dans les années 90, ce n'était pas encore devenu un cliché et beaucoup citent en exemple l'explosion des Rockers ou la rivalité opposant les frères Hart.

Aujourd'hui, à l'une ou l'autre exception prête, il semble que la compagnie considère la trahison d'un membre comme un passage obligé même quand cela n'apparaît pas nécessaire. De celle de Matt Hardy contre Jeff au Royal Rumble 2009 à celle de Nikki Bella contre Brie à Summerslam l'an passé, les exemples sont nombreux. Et comme un catcheur n'est pas nécessairement un bon acteur (n'est pas Dwayne ou Batista qui veut), difficile de s'attirer les faveurs de la foule. A ce moment, la WWE n'est pas sotte et sent qu'il faut corriger le tir. Hélas, lorsque l'on rabiboche les anciens équipiers sans réelle justification, cela n'arrange pas la situation, au contraire puisque cela paraît tout aussi artificiel. C'est pour cette raison que des catcheurs comme Kane ou Big Show ont fini par perdre l'intérêt du public à force de changer de camp à tout va, bien que le caractère psychotique de Kane permet de passer un peu mieux la pilule que pour le géant.

Ce n'est d'ailleurs pas rare que d'anciens rivaux finissent par s'associer peu de temps après. Là encore, tout dépend de comment on présente la situation. On peut relativement l'accepter lorsque l'on comprend qu'ils ont fini par acquérir un respect mutuel (Mick Foley prenant le parti d'Edge après leur Hardcore Match de Wrestlemania 22),ou qu'il s'agit d'une alliance par intérêt comme pour Stone Cold Steve Austin et Triple H après Wrestlemania 17. Mais le plus souvent, on se dispense là encore d'une explication concrète, probablement parce que l'on considère que le public se contente de faire le rapprochement « il a turné face/heel, il est donc de son côté maintenant ». Comme il ne manifeste pas d'hostilité particulière par simple convenance des codes (sinon des clichés) du divertissement sportif, la compagnie en profitera pour ne pas chercher plus loin.

Enfin dernier cas frustrant : lorsque deux anciens rivaux s'affrontent quelques temps après une grande rivalité mais pour un simple match sans enjeu à RAW ou Smackdown. Ce fut le cas récemment entre Seth Rollins et Dean Ambrose. En connaissant le caractère du Lunatic Fringe et en retenant qu'il n'a jamais eu le dernier mot sur l'actuel champion du Monde, comment peut-il affronter son ancien comparse du Shield sans arrière-pensée ? Certes, rien ne l'empêche de garder sa revanche pour plus tard mais cela reste une incohérence supplémentaire. Elle ne choquera pas tout le monde – là encore par convenance – mais elle existe et elle est regrettable, d'autant plus parce qu'elle est évitable.

Je ne demande pas à tous les catcheurs d'adopter un comportement réaliste à 100%, surtout pour ceux qui ont un personnage limité (voire pas de personnage du tout) mais il n'est pas difficile de leur donner une attitude cohérente envers leur personnage et les situations qu'ils traversent. Le problème c'est que cette tendance à rapidement oublier la rivalité précédente en font plus des marionnettes que de véritables personnages, comme si on tournait une série télévisée avec le même héros mais sans lien entre les différents épisodes. Là encore, on peut se plaindre à l'infini de la gimmick de John Cena mais il n'empêche qu'il reste fidèle à ce qu'il met en avant depuis près de 10 ans et à défaut de se renouveler, on garde un point de repère.

Ce que je souhaiterai surtout, c'est que les personnages aient davantage de réactions « humaines », que leurs actions et réactions fassent appel à des émotions concrètes qui, à défaut de toujours se justifier, soient compréhensibles. Ce n'est pas un hasard que beaucoup de rivalités réussies se soient inspirées de tensions réelles entre les catcheurs, que ce soit en dehors de leur travail ou même dans les coulisses, le cas de Daniel Bryan sur la route de Wrestlemania 30 est le plus parlant. Que ce soit de la peur, de la jalousie, de la honte, de l'envie, de l'égoïsme, de l'amour, de l'amitié, de la maladresse, de la tristesse et j'en passe, l'être humain est suffisamment envahi d'émotions fortes pour qu'elles soient exploitées dans ce milieu. Le cinéma l'a fait, le catch en est capable, pour peu que l'on dose bien les éléments et que l'on y croit. Sinon, nous ne pouvons que constater les dégâts.

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Sinon, pub gratuite, j'avais fait mention d'une future collaboration avec le site CAQ, c'est chose faîte, ma chronique sur Kane est disponible ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] . Cool
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